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Mémorandum du « pire » grimpeur de l’EDT 2013


 par Bernard Czerwinski

Je vois que je suscite même des « encouragements ». Comme je ne suis pas trop habitué à cela, surtout de part de Yves et de Pascal  ( méfiance) j’ai pensé  faire une synthèse de l’EDT  2013 vue de l’arrière (vue de l’avant, ce n’est  pas possible , je laisse cela à d’autres)....
Comme  je ne pensais pas terminer en 5 h (sinon cela aurait paru trop suspect) je ne me suis pas pris la tête avec le chrono, c’est plus simple à gérer. L’objectif était juste de terminer dans les délais, ce qui a été fait. Alors le reste ne présentait aucune importance et mettre 8h ou 9h ne changeait pas grand-chose (Mon compteur garmin m’a indiqué que j’ai roulé 7H45 sur les 9h15). Cela a l’immense avantage de rouler et de s’arrêter sans contrainte pour s’hydrater  car il a fait très chaud, d’arroser éventuellement les arbres du coin (n’est- ce pas Yves : ils tiennent toujours debout vu les 24 et non 23 contrôles anti-dopage : les contrôleurs sont méfiants, j’ai eu beau leur dire de regarder plutôt vers ceux qui vont mettre moins de 5h. Il faut dire à leur décharge qu’ils ne sont pas habituer à voir uniquement de l’eau dans les bidons).
Cela a été une superbe journée, une étape sympa à faire,  des paysages superbes, un parcours qui a été plus dur qu’il n’y paraît, une fin extrêmement difficile mais cela valait le coup.
Dans le sas de départ, j’ai imaginé Arnaud avalant son 14° tube énergétique en attendant de partir.  Heureusement qu’il y en avait sur le parcours, il en restait quand je suis passé, Ouf. J’ai croisé Christophe dans les sas de départ mais plus après, il a dû passer trop vite, peut être à la recherche d’un tube.
De cette étape je retiens :
Le plus dur : bien sur la montée du Semnoz surtout avec des crampes à gérer. Ca été très  très dur
Le moins  plaisant : les 15 km du Revard sous le soleil.
Les préférés : paradoxalement la montée du Semnoz et le col des prés
Le plus délicat : les crampes dans la portion à 13 % du Semnoz
Le plus marrant : les commentaires de gars qui passaient dans le col de Lescheaux sur la stratégie, les braquets, les sensations et j’en passe. Contador n’a qu’à bien se tenir, ils arrivent.
Le plus dangereux : les queues de poisson dans la descente du Revard.
Des images « souvenir » : par exemple, dans la descente du Semnoz, la vue d’un participant assis de l’autre côté de la route complètement crevé son vélo à coté de lui et il ne lui restait plus que 6 km à faire pour atteindre l’arrivée. Par exemple, la vue sur Annecy dans la montée du col de Lescheaux ou en haut du Semnoz, la vue du pont de l’abime.
Le comble : au dernier arrêt avant le Semnoz, expliquer pendant près d’1/4 h à un belge flamand avec qui je roulais depuis la fin du Revard comment aborder le Semnoz pour arriver dans les délais (je dois avoir des qualités de grimpeur cachées !).Il restait plus de 3H30 de temps
Les surprises : les 2 montées courtes mais pentues avant le Revard et le Semnoz
Le coup de cœur : les tenues Rapha mais ils ont oublié de penser aux tailles au dessus de XL ( tout le monde n’est pas taillé comme Yves ou à Serge, je me suis dit).  Arnaud : une idée pour toi qui cherche des tenues de club.
Mon regret : ne pas avoir terminé dernier. Je suis arrivé plus d’1 H trop tôt (Il faudra que je change de dope). J’aurai été interviewé comme ce fut le cas pour celui arrivé dernier, un irlandais. Cela aurait été génial. La « gloire » au premier et au dernier.
Un souhait : refaire le Semnoz.
L’après étape : Une bonne bière sur la terrasse de  l’hôtel à La Clusaz avec une vue idyllique sur la chaine des Aravis.
Une Journée Sympa quoi
Conclusion :
Refaire un EDT c’est toujours une expérience spéciale et intéressante. Cela change des circuits habituels. Une expérience à faire et à refaire.
Bernard

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