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Etape du Tour 2011 Acte I- Modane Alpe d'Huez

Le 11 juillet 2011, en avant pour l'acte I...

6443 cyclosportifs sont venus à bout des 109 kilomètres de l'étape du Tour disputée entre Modane Valfréjus et l'Alpe d'Huez par-delà le mythique Col du Galibier.
(extraits tirés du site "vélo 101" et de l'étape du tour.com.
photos : Loïc Rebaodo)

.... 100 ans et 1 jour après Emile Georget et quelques courageux, des milliers de cyclosportifs se sont élancés à l'attaque du Galibier et ses 2645 mètres, deuxième des 3 difficultés proposées pour cette Etape du Tour Acte 1 qui conduisait les coureurs de Modane-Val Fréjus à l'Alpe d'huez,  sur l'avenue du Rif Nel, précisément.
...109 kilomètres exactement, la distance la plus courte pour une étape du Tour, un départ canon puisqu'en descente, où le gps d'une moto de tête indiquait 77 kilomètres/heure ... Un seul but : couvrir le plus vite possible les 15 premiers kilomètres pour prendre l'embranchement à gauche à Saint-Michel-de-Maurienne pour attaquer le Télégraphe, plein pot, histoire d'éviter les risques d'embouteillage. A ce niveau là, la bonne gestion des départs semble avoir parfaitement empêché cette marche à pied forcée jamais agréable surtout dès le pied d'un col.
 ...7 heures du matin, lundi 11 juillet, 17 degrés et des manches courtes voire quelques gilets pour les sommets. Les sas ont été progressivement ouverts pour lancer cette 19ème étape ; départ fluide car les organisateurs avaient eu la bonne idée de rétrécir la ligne de départ ou comment provoquer le ralentissement avant le départ officiel pour éviter les ralentissements quand le chronomètre tourne ! Assurément, une idée à reprendre. Les conditions étaient idéales pour les premiers, bien sûr, qui ont mis moins de 4 heures pour en terminer. Mais pour ceux qui ont attaqué l'Alpe d'Huez à partir de 14 heures et souvent mis plus de deux heures pour en terminer avec cette ascension, la chaleur a pesé. Mais lorsque l'on a face à soi l'Alpe d'Huez, à pied ou sur le vélo, l'essentiel est d'en terminer, exactement comme les coureurs de la Marmotte 8 jours avant qui s'étaient offert le Glandon en hors d'oeuvre et en plus du menu du jour !
...12, c'est le kilomètrage du Télégraphe qui, comme prévu, n'a pas fait une énorme différence, aussi, ce sont 60 voire 70 coureurs qui ont basculé rapidement pour atteindre Valloire et les premières rampes du Galibier qui a joué son rôle de juge de paix ou s'il a laissé planer un certain suspense entre les meilleurs, il a au minimum oeuvré à entamer des forces qui manqueront plus ou moins à la majorité une fois la vallée de l'Oisans avalée. Sa majesté le Galibier, monté par son versant le plus connu, par le lieu-dit le Plan Lachat, puis un peu plus haut Les granges, une fois qu'on a passé les 2000 mètres et salué la stèle Marco Pantani. Petite mais agréable surprise au sommet, alors que l'on nous annonçait le passage aux 2556 et son tunnel, (comme tous les guides l'annoncent pour les pros, le 22 juillet) le dernier kilomètre et ses 10% de pente moyenne nous attendait. Le mythe du Galibier valait bien que des milliers de cyclos saluent à leur manière son centenaire sur le Tour avant de croiser quelques mètres plus haut, la stèle Henri Desgrange, et basculer sur 8 kilomètres vertigineux pour rejoindre le col du Lautaret puis la vallée de l'Oisans et ses nombreux tunnels.
La sécurité, c'est si on peut dire, le seul point noir de cette superbe organisation. Les tunnels courts étaient bien bien éclairés, pas de problème, mais les tunnels longs, avec éclairage intermittent, c'est pénible et on en mesure vite les limites. D'ailleurs c'est dans un des derniers tunnels avant le Bourg d'Oisans que s'est produit un accident qui a bloqué la course pour que les secours puissent intervenir.



.... 21 virages et notamment le virage 21 qui se situe à la cascade de Sarenne puis 2 kilomètres pour arriver jusqu'au virage 16, c'est ce qu'il faut pour bien vérifier que les derniers pignons fonctionnent et que le tout à gauche s'impose.
La transition entre les 40 kilomètres sur le gros plateau et le passage sur le petit fait très mal et c'est là que les cadors font le plus souvent la différence pour ceux qui planifient une attaque. Une attaque à ce moment là est généralement la bonne pour aller chercher la gagne au sommet, une fois avalés les 15 kilomètres qui en soi ne sont pas les plus difficiles. Le plus difficile, c'est qu'ils arrivent à la fin d'une étape qui, même courte comme celle de Modane, est intense et sans répit.
Le team Le Greves a été représenté par 4 courageux coureurs :
Sylvain, Philippe L, Philippe N et Manuel ...
Bravo à Sylvain pour sa performance et son classement.



Classement Scratch :
 
1. Jean Christophe Currit en 3h39'10" 
2. Nicolas Roux en 3h41'01"      
3. Jeremy Laby en 3h43'33"       
4. Robin Cattet en 3h43'53"        
5. Nicolas Ougier en 3h44'24"   
6. Jean-Francis Pessey 3h46'32"         
7. Jean-Marc Goudin en 3h46'59"         
8. Michel Roux en 3h47'48"        
9. Laurent Spiesser en 3h47'50"
...
1430. Sylvain Duchêne en 5h22'51" (montée Alpe d'Huez en 1h28)...
2445. Manuel Moutier en 5h52'12" (montée Alpe d'Huez en 1h32)...
2709. Philippe Nastasi en 5h58'58" (montée Alpe d'Huez en 1h38)...
3976. Philippe Leloup en 6h38'10" (montée Alpe d'Huez en 1h56)
compte rendu tiré du site "vélo 101" et de l'étape du tour.com.
photos : Loïc Rebaodo

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