Après l'Alpe d'Huez, l'acte II de l'étape du Tour entre Issoire et Saint-Flour s'est déroulé dim 17-7 dans des conditions dantesques qui rappellent la difficulté du cyclisme.
Les conditions météos ont été exécrables et ont poussé plus de 2000 personnes à l'abandon...
(extraits tirés du site "vélo 101" et de l'étape du tour.com.
photos : Loïc Rebaodo)
photos : Loïc Rebaodo)
Les prévisions météos étaient stables depuis
plusieurs jours et la pluie devait être au rendez-vous....pas de
surprise. Le vent, le froid sont également venus durcir la journée des
4000 téméraires présents sur la ligne de départ.
Dès les premières heures de course et lors du
premier ravitaillement, ils étaient plus d'un millier à jetter l'éponge.
Sur les sommets du Cantal, les températures n'excédaient pas 4°C, la
brume, les nuages n'ont même pas permis aux cyclistes d'admirer les
paysages cantaliens.
Au final, seulement 1982 d'entre-eux furent capables de franchir la ligne d'arrivée à Saint-Flour dans les délais.
..... 211 kilomètres, 3800 mètres de dénivellation, 8 difficultés
majeures parmi lesquelles le Pas de Peyrol, le Perthus, et le Prat de
Bouc.
L'acte
II proposé cette année était le deuxième plus long parcours jamais
proposé aux cyclos après Limoges-Saint-Flour. Est-ce lié à Saint-Flour
ou au cantal ? Toujours est-il que le parcours s'est révélé être le plus
court de l'histoire pour beaucoup d'entre nous. Disons 70 kilomètres,
la distance Issoire-Allanche, premier ravitaillement mis en place qui
s'est révélé être le terminus des illusions mais surtout du calvaire
pour beaucoup de coureurs. 6500 inscrits pour cette acte II, 4500 au départ donné sous la pluie, déjà certains avaient anticipé et préféré remettre à plus tard leur découverte du Cantal et des ses plateaux exposés au vent mais splendides quand la météo est de la partie. Première partie de parcours couleur carte postale avec notamment la remontée de la vallée de l'Allagnon où ça roule vite au sein de gros paquets sur une route en parfait état. Passage sur un pont bucolique et étroit, histoire d'amincir un peu les paquets puis remontée vers la côte de Massiac ou Thomas Voeckler a lancé son offensive le dimanche précédent. Tout se déroule parfaitement bien, chacun ayant choisi les options manchettes, gants longs, couvre-chaussures et plusieurs couches isolantes si possible.
C'est après la côte de Massiac
que
les choses se sont gâtées pour les courageux candidats, les 20
kilomètres de faux-plat montants jusqu'à Allanche se sont révélés un
enfer avec le vent tantôt de face mais plus souvent de côté, en
alternance, qui a obligé chacun à prendre, tenter de prendre, voire
garder tout simplement sa place dans les bordures qui s'organisaient
sous les bourrasques. Chaque carrefour, chaque croisement où étaient
stationnées des voitures était le refuge précaire à un ou des coureurs
pour s'abriter, sans doute aussi pour négocier, déjà, une navette pour
rentrer sur Saint Flour et abréger le parcours du combattant que
personne, si ce n'est la volonté de chacun, ne nous avait obligé à
choisir.Au lieu d'être un moment de plaisir, la descente de Chavanon s'est révélé être le catalyseur de décision pour beaucoup. Trop froid, trop engourdis, pas en mesure de maîtriser le vélo et de changer de plateau ; pour beaucoup, c'en était trop et le souvenir de la chute de Vinokourov dans la descente du Pas de Peyrol a du encore raviver la préférence pour le choix de mettre la flèche à Allanche et profiter de l'hospitalité, de la gentillesses des commerçants du village qui ont été inondés de cyclistes venus se réchauffer dans la boucherie, la boulangerie, le bistrot, entre autres. Le tout sans argent le plus souvent donc des coureurs incapables de faire marcher le commerce local et qui en plus empêchaient les "vrais" clients d'accéder. Tout s'est très bien passé et il faut souligner la cordialité des locaux qui étaient désolés qu'une telle météo, un 17 juillet, vienne montrer un "autre" visage du Cantal. Pour le vrai visage que beaucoup ont manqué, on vous recommande la vidéo de la reconnaissance http://www.velo101.com/videos/voir/180/letape-du-tour-mondovelo-acte-ii-entre-issoire-et-saintflour car c'est splendide et ça mérite le détour.
Pour
les courageux, les guerriers, ceux qui ne flanchent pas à Allanche,
place à Dienne puis la montée du Pas de Peyrol, où les 3 derniers
kilomètres ont été effectués dans le brouillard, à la limite de la
neige, et par une température de 3° maximum. Mêmes conditions pour le
Perthus, autant dire qu'il fallait sérieusement s'alimenter et être
attentif pour espérer toucher de meilleures conditions météo, surtout à
partir du sommet de Prat de Bouc. 160 kilomètres dans des conditions
météo terribles et les 50 derniers pour commencer à se réchauffer avant
d'arriver sur Saint-Flour, pour profiter de la truffade-saucisse bien
méritée et de la médaille de finisher qui ne sera pas galvaudée, et qui
était plus que méritée.
Moins de 2000 classés au final, des couvertures
de survie distribuées par dizaines, des navettes pour récupérer
coureurs et montures ; la gestion de ces aléas inhérents aux sports
d'extérieur a été à la hauteur. Tous les partants sont à féliciter,
n'oublions pas non plus, les bénévoles aux carrefours, et tous ceux qui
sont intervenus sous cette météo à "ne pas mettre grand monde dehors."
Quant aux un peu moins de 2000 finishers, ce sont carrément des
guerriers qui sont allés au bout d'eux-mêmes pour terminer ce chemin de
croix qui ne se terminait pas au Château d'Alleuze mais bien allées des
Orgues à Saint-Flour où la grande foule a réchauffé les organismes de
ceux et celles qui franchissaient la ligne d'arrivée jusque tard hier
soir même si les barrières horaires ont été aménagées pour éviter que
certains partent en galère.
L'étape du Tour 2011 s'est étalée sur deux week-ends, une étape
courte, 109 kilomètres avec des cols mythiques : Modane-l'Alpe d'Huez
qui a remporté un grand succès auprès du public Français mais aussi
étranger qui représentait 48% des coureurs. Cette première étape s'était
par ailleurs déroulée par très beau temps. Le second acte semble avoir
eu moins de succès, en particulier auprès des cyclos étrangers, 30% des
participants. L'absence de cols mythiques, la distance, ces facteurs
semblent avoir sélectionnés un public plus de baroudeurs, plus
cyclosportif finalement. Près de 15 000 coureurs au final, preuve en est
qu'en dépit des critiques, le Tour, l'organisation de cyclos sur un
parcours privatisé, ces éléments restent des plus que chaque
cyclosportif apprécie à sa juste valeur.
Pour le Team Legreves, entre les "non partants" et "abandons", seulement
deux ont tenu bon avec une grande bravoure , les deux "guerriers" du
team sont Manuel et Thierry ! .... Bravo d'ailleurs à Manuel pour sa
place....Classement :
1. Lilian Jegou les 207 kilomètres en 6h48'55"
2. Nicolas Roux en 6h49'03"
3. Nicolas Baldo en 6h53'27"
4. Wouter Sybrandy en 6h56'20"
5. Romain Uzureau en 7h01'29"
6. Jean-Luc Chavanon en 7h11'21"
7. Mike Simpson en 7h11'25"
8. Hervé Gilly en 7h15'14"
9. Jean-Pascal Roux en 7h15'19"
10. Jean-Baptiste Trauchessec en 7h15'28"
…
22. Magdalena De Saint Jean en 7h28'27"
...
500. Manuel Moutier en 8h56'50"...
747. Thierry Dubosq en 9h19'33"
Tous les classements, cliquez sur : RESULTATS EDT II -17 juillet 2011
compte rendu tiré du site "vélo 101" et de l'étape du tour.com.
photos : Loïc Rebaodo
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