| l'équipe pro HTC colombia au travail |
Rouler en groupe, permet notamment de s’économiser, surtout quand il y a du vent. Mais encore faut-il maitriser les bonnes techniques pour s’abriter correctement et permettre à tout le peloton de profiter d’un abri salvateur. Beaucoup de cyclistes pensent savoir comment rouler en relais, mais au final, très peu maîtrisent vraiment cette technique et on s’en aperçoit très vite en roulant avec eux.
Comment prendre un relais ?
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| les pros en action ! |
On n’accélère pas dans un relais, on ralentit Voici l’erreur la plus courante dans un relais. Quand le
premier de la file s’écarte, le second a bien souvent tendance à accélérer
(quand ce dernier a bien voulu attendre que le premier de la file s’écarte). Mais si chacun accélère à sa prise de relais, on a vite fait
de rouler à 40, puis 45km/h et + et ce sont les derniers coureurs qui en feront
les frais avec de possibles cassures.
L’idéal est de vérifier votre vitesse quand vous êtes
second et de garder cette vitesse quand vous prenez votre relais. C’est le
premier qui s’écarte qui va ralentir afin que vous puissiez passer.
Quand le premier coureur s’écarte, il devra donc réduire
sa vitesse de 2 à 3km/h afin de se reposer et descendre la file.
Comment se placer et de quel côté
« descendre » ?
La seule chose à prendre en compte, ça va être la direction du vent.
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| lorsque le vent est de côté |
- Si le vent vient de face, les coureurs seront en file indienne, les uns derrières les autres. Le premier coureur s’écartera à droite ou à gauche une fois son relais terminé, mais il faut à tout pris s’être entendu au préalable pour savoir de quel côté le coureur devra s’écarter.
- En cas de vent qui vient de gauche (3/4 ou 90°), les coureurs devront former une file (chacun étant légèrement abrité par son prédécesseur en se décalant donc légèrement à droite). Le coureur qui s’écarte devra le faire sur la gauche du relais.
- Si le vent vient de droite, ce sera le contraire avec le premier coureur qui s’écartera à droite pour s’abriter une fois qu’il aura produit son effort. Attention, dans ce cas, le coureur qui s’écarte devra jeter un coup d’œil pour voir si une voiture ou un vélo de course autre que le groupe n’est pas en train de doubler.
Schémas récapitulatifs : Les principaux relais en
cyclisme :
- la file indienne simple : Le relais simple en petit groupe
La technique : Ce type de relais s’adapte très bien
quand on est peu nombreux, il permet de moduler la longueur de son relais ainsi
que sa vitesse. Le coureur une fois son relais pris, s’écarte vers la bordure
(sur la droite) et se laisse redescendre pour se caler derrière le
dernier coureur. Ainsi chacun peux prendre son relais comme bon lui semble.
Quand l’utilisez ? : Cette technique s’utilise soit à l’entraînement au
train vent de dos ou de face et en compétition, notamment pour un clm par
équipe de 4/5 coureurs. Idem chaque coureur pourra passer un relais plus ou
moins long suivant ses capacités au sein du groupe.
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- File montante et descendante : C’est le relais en groupe le plus basique en cyclisme.
La technique : une file descendante et une file
montante qui roule légèrement plus vite, d’où cette appellation de file
montante et descendante. Elle peut se faire dans un sens comme dans l’autre
suivant le sens du vent.Le coureur se trouvant en haut s’écarte doucement vers la bordure et ralenti son allure afin que le coureur qui le précède puisse en faire de même sans devoir accélérer !
Le dernier coureur de la file (descendante) bascule lui dans la file montante quand il n’a plus de coureur à sa hauteur.
Quand l’utilisez ? : Cette technique de relais s’adapte très bien lorsque l’on roule au train,
par vent de face ou de dos. A faible allure ou avec du rythme. Au moins 6/8
coureurs.
L’avantage : on peut vraiment réguler la vitesse des relais
en mettant plus ou moins de dynamisme. Elle permet aussi de pouvoir sauter des
relais en fin de file.
L’inconvénient : risque de désorganisation quand il y a des à-coups. Si il y a trop de coureurs, le relais revient moins vite et il y a des risques de vagues donc de chute !
L’inconvénient : risque de désorganisation quand il y a des à-coups. Si il y a trop de coureurs, le relais revient moins vite et il y a des risques de vagues donc de chute !
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- Relais en double file à 3 de front : C’est un incontournable du cyclisme et peu utilisé !
La technique : Deux coureurs de front en file
indienne roulant à la même vitesse. Les deux coureurs qui se trouvent devant,
assurent leurs relais sur une certaine distance ex : 200 à 300 mètres le but
étant quand même que tout le monde passe régulièrement son relais. Puis ils
s’écartent simultanément sur la droite (vers la bordure) pour créer une
troisième file se laissant descendre à l’arrière pour se replacer derrière les
deux derniers coureurs qui les devancent. Cette technique est particulièrement
intéressante au point de vue sécurité, cela
évite de mettre 4 coureurs de front (exemple suivant) et de faire prendre
des risques au coureur se trouvant tout a gauche croisant les voitures venant
en sens inverse.
Quand l’utilisez ? : Cette technique de relais se prête volontiers quand on
veut rouler au train, elle permet aux coureurs de prendre des relais plus ou
moins long suivants leurs niveaux. Principalement par vent nul, de face ou de
dos. l’avantage : permet de discuter avec son vis a vis. L’inconvénient : si on
est nombreux le passage de relais peut être long à revenir.
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- Relais en double file à 4 de front : A éviter surtout sur des petites routes.
La technique est la même sauf que les coureurs qui passent
leurs relais s’écartent simultanément de chaque côté de la route.
Ils se retrouvent alors à 4 de front ce qui est particulièrement
dangereux sur les petites routes.
Quand l’utilisez ? : On l’utilisera le moins possible et plutôt sur de grandes
routes peu fréquentés. Par vent nul, de face ou de dos. L’avantage : le relais
est plus naturel et fluide qu »un relais sur la droite pour les deux
coureurs. l’inconvénient : plus dangereux.
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- Éventail simple : Un classique par vent de côté 3/4 face ou de dos
La technique : Ce relais dit en éventail se réalise
lorsqu’un vent de coté se fait sentir. Naturellement les coureurs veulent se
protéger du vent et se place en conséquence à l’abri dans la roue du coureur
qui le devance. Le placement se fera par rapport au sens du vent. La
prise de relais sera plus ou moins longue suivant les coureurs. Une fois le
relais pris le coureur s’écarte légèrement sur la gauche, décélère pour
se laisser glisser le long de la file en éventail et se replacer derrière le
dernier coureur pour s’abriter. Si le vent vient de la droite l’éventail sera
inversé. L’avantage : permet de progresser efficacement par vent de côté en
permettant de réguler la longueur de ses relais. Se pratique plutôt avec une
allure au train. L’inconvénient : à l’entraînement ne pas dépasser la ligne
médiane et si possible avoir une voiture de protection derrière. Sinon on
réduira l’éventail pour ne prendre qu’une demi voie.
Quand l’utilisez : Par vent de côté qu’il soit de 3/4 face ou de dos. Cela se
prête bien quand l’allure se fait au train à l’entraînement et que l’on veut
+/- allonger son relais à l’avant. L’inconvénient : moins intéressant quand
l’allure s’accélère, manque de dynamisme.
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- Éventail double : Un classique en compétition par vent de côté
La technique : est identique à l’éventail simple sauf que
l’on retrouve deux files distinctes l’une qui remonte pour avancer contre le
vent et une file qui redescend vers l’arrière pour former une boucle qui
tourne. Cette technique est utilisé naturellement par les coureurs quand
l’allure s’accélère et que la prise de relais se fait de façon vive et courte.
Elle permet de garder une allure vive, on l’a retrouve fréquemment en course
quand une échappée se forme pour prendre de l’avance ou à l’entraînement quand
l’allure s’accélère.
Quand l’utilisez : Par vent de côté qu’il soit de 3/4 face ou dos.
Principalement quand on veut donner du rythme et que l’on est nombreux dans
l’éventail.
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- La bordure : Être dans la bordure, situation classique en course.
En général on parle de bordure quand il y a du vent de côté
et lorsque les coureurs ne se trouvent pas dans l’organisation d’un éventail.
Ils se retrouvent donc derrière l’éventail en file indienne dans la bordure de
la route et ne bénéficiant pas de la protection des coureurs qui les devancent.
Forcément l’effort sera beaucoup plus dur pour ces coureurs qui ne sont pas
protégés du vent.
Autant dire qu’il y aucun avantage a se retrouver dans la
bordure, au contraire il faudra essayer d’ouvrir un deuxième éventail pour
lutter contre le vent de façon collective.



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